Journée Mondiale de l’Urticaire : 1 Belge sur 5 se gratte

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Journée Mondiale de l’Urticaire : 1 Belge sur 5 se gratte

Et de nouvelles perspectives pour les 50.000 Belges qui vivent avec l’urticaire pendant des années

 

Bruxelles, le 27 septembre 2016 –  Alors que les Belges s’apprêtent à prendre les transports pour aller au travail, un homme est soudainement pris d’une crise dans le hall de la gare. Incontrôlable, il se gratte frénétiquement contre un mur. Les autres usagers sont interpelés par son comportement inexplicable. Une performance visuelle organisée à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Urticaire le 1er octobre. Le slogan de cette année est : « N’abandonnez jamais ». L’urticaire est l’une des maladies dermatologiques les plus répandues. 20% de la population est atteinte de cette maladie de la peau au moins une fois au cours de sa vie[1]. Mais c’est bien plus qu’une simple maladie de peau, c’est un vrai défi au quotidien pour ceux qui souffrent de la forme chronique.

 

Démangeaisons, inconfort physique, gonflement des lèvres ou des paupières, gêne, le regard dérangeant des autres… Elle affecte profondément le bien-être et la qualité de vie. Pour faire cesser ces démangeaisons qui surviennent de façon imprévisible, les personnes atteintes d’urticaire chronique spontanée sont prêtes à tout. Pour beaucoup d’entre elles, on cherche en vain un facteur déclenchant pendant des mois, voire des années. Et pour cause, l’urticaire chronique est erronément associée à une allergie…

 

Pour un quart des patients, les traitements ne suffisent pas à apaiser les symptômes. Mais il existe désormais de nouvelles thérapies qui assurent une meilleure qualité de vie et de nouvelles perspectives à ces patients qui avaient perdu espoir. La Journée Mondiale de l’Urticaire a donc pour objectif de (re)donner de l’espoir aux 50.000 Belges souffrant d’une forme chronique de cette pathologie, de les encourager à ne jamais abandonner, et de les aider à retrouver le contrôle de leur vie, avec l’aide d’autres patients et de leur médecin, dermatologue ou allergologue.

 

 

L’urticaire chronique spontanée, une maladie de cause inconnue

Contrairement aux idées reçues, l’urticaire n’a rien de contagieux. Comme une piqûre d’ortie, l’urticaire (le nom de la maladie vient de « urtica », qui signifie ortie en latin) est une réaction cutanée qui provoque une éruption rapide de boutons et de plaques rouges légèrement gonflées tirant du rouge pâle au rouge foncé, des démangeaisons intenses et parfois un gonflement sous-cutané au niveau des yeux ou de la bouche qui peut être très douloureux (aussi appelé angio-œdème). On distingue différents types d’urticaires selon leur durée, leur évolution et leurs facteurs déclenchants. Les démangeaisons et la durée de l’urticaire peuvent varier et durer quelques heures, voire de longues années. L’urticaire aiguë apparaît de manière brutale et disparaît spontanément après quelques jours ou quelques semaines. Elle affecte bien souvent les enfants et est généralement induite par un facteur identifiable : le contact avec des substances urticantes telles que l’ortie (‘urticaire de contact’), certains médicaments, un aliment, une infection (par des parasites, des virus ou des bactéries). L’urticaire chronique, quant à elle, persiste au moins six semaines. L’urticaire chronique inductible par des facteurs externes physiques ou autres (chaleur, froid, lumière, grattage, élévation de la température corporelle) se différencie de l’urticaire chronique ‘spontanée’, qui apparait de manière impromptue sans cause externe identifiable.

 

 

1 Belge sur 5 concerné par l’urticaire

  • 20% de la population fera une poussée d’urticaire aiguë une fois dans sa vie.[2]
  • 000 personnes sont atteintes d’urticaire chronique.[3]
  • 2/3 des urticaires chroniques sont des urticaires chroniques spontanées, c’est-à-dire sans cause externe identifiable.4
  • 60% des urticaires chroniques spontanées s’accompagnent également d’angio-œdèmes (gonflement sous-cutané douloureux) qui apparaissent au niveau des lèvres, paupières, mains ou pieds.
  • Bien que toutes les classes d’âge puissent être affectées, l’urticaire chronique spontanée touche le plus souvent les personnes âgées de 20 à 40 ans et deux fois plus les femmes que les hommes.
  • L’urticaire chronique spontanée persiste, en général, entre un et cinq ans.
  • Dans certains cas extrêmes, elle peut perdurer pendant 50 ans.’

 

 

L’urticaire, bien plus qu’une simple maladie de peau

L’urticaire chronique spontanée est l’une des maladies dermatologiques qui affectent le plus la qualité de vie. Gonflements, démangeaisons, angio-œdème, inconfort physique… Ces symptômes provoquent une gêne considérable qui perturbe le fonctionnement quotidien et l’image de soi. De plus, ils sont responsables de problèmes de sommeil, de troubles de la concentration et d’absence au travail. D’autres aspects difficiles de la maladie sont[4] l’isolement social ; le sentiment de honte ; les limitations sur le plan vestimentaire ; les limitations sur le plan des temps libres ; l’incapacité à la détente ; la perte de contrôle total sur la vie. Près de la moitié des patients souffrent de problèmes psychiques[5]. Les troubles mentaux les plus fréquents[6] sont la dépression (40 %) et d’angoisse (30 %).  

 

« Les personnes qui souffrent d’urticaire chronique sont souvent confrontées à de nombreux problèmes. Gonflements, démangeaisons, œdèmes… Ces symptômes représentent une lourde charge qui perturbe le fonctionnement quotidien. De plus, ils sont responsables de problèmes de sommeil, de troubles de la concentration et d’absence au travail. Les personnes souffrant d’urticaire chronique souffrent même d’isolement social, d’angoisse et de dépression », explique Gunter Van Dyck, président de l’association Allergienet.

 

L’urticaire chronique spontanée représente aussi des coûts tant directs qu’indirects pour la société, et entraîne une baisse de la productivité à domicile et au travail. Outre les coûts médicaux directs comme les médicaments, les analyses en laboratoire et les visites de médecin, l’absentéisme et la productivité altérée au travail représentent des coûts indirects. Une étude européenne[7] a évalué le coût total à 2.128 EUR 11 par patient sur une base annuelle, soit un coût annuel total pour l’Europe estimé entre 5 et 10 milliards d’euros.11

 

Comment identifier une urticaire chronique spontanée ?

4 questions permettent d’identifier une urticaire chronique spontanée. Il suffit d’une réponse positive à ces 4 questions pour évoquer cette forme d’urticaire chronique. Dans ce cas, il est indispensable de consulter un médecin qui, selon les symptômes et l’évolution de l’urticaire, orientera ou non le patient vers un spécialiste dermatologue ou allergologue pour faire un bilan. Un bon suivi par un médecin spécialiste permet au patient de reprendre le contrôle, et lui donne les moyens de gérer sa maladie.

 

  1. Observez-vous des plaques rouges et enflées (papules) sur le corps qui ne durent pas plus de 24 heures, ressemblant à des piqûres d’orties, associées à des démangeaisons intenses (prurit) en particulier la nuit ?
  2. Observez-vous un gonflement ferme, pâle et douloureux (angio-œdème) sur le visage et les extrémités ?
  3. Vos crises sont-elles survenues de façon spontanée et imprévisible ?
  4. Les signes durent-ils depuis plus de 6 semaines ?

 

 

Test de contrôle pour gérer l’urticaire

Pour aider les personnes souffrant d’urticaire à mieux évaluer l’état actuel de leur maladie, il existe un test de contrôle composé de 4 questions. Une fois ce test complété, ils peuvent en discuter avec leur médecin, dermatologue ou allergologue.

 

  1. Dans quelle mesure avez-vous été gêné physiquement par votre urticaire (démangeaisons, plaques rouges et/ou oedèmes) durant les 4 dernières semaines ?
  • très fortement – 0 point
  • fortement – 1 point
  • moyennement – 2 points
  • peu – 3 points
  • pas du tout – 4 points

 

  1. Dans quelle mesure votre qualité de vie a-t-elle été altérée par votre urticaire ces 4 dernières semaines ?
  • très fortement– 0 point
  • Fortement – 1 point
  • moyennement – 2 points
  • peu – 3 points
  • pas du tout – 4 points

 

  1. Au cours des 4 dernières semaines, combien de fois le traitement de votre urticaire n’a-t-il pas été suffisant pour contrôler vos symptômes ?
  • très souvent– 0 point
  • souvent– 1 point
  • occasionnellement – 2 points
  • rarement – 3 points
  • jamais – 4 points

 

  1. Au total, comment estimez-vous que votre urticaire a été contrôlée au cours des 4 dernières semaines ?
  • pas du tout– 0 point
  • peu– 1 point
  • moyennement – 2 points
  • bien – 3 points
  • complètement – 4 points

 

 

Comment traiter l’urticaire chronique ?

Cette maladie ne peut être guérie, mais ses symptômes peuvent être atténués.  Le processus diagnostique et le traitement sont adaptés au type d’urticaire. Le traitement comprend les mesures suivantes :

 

  1. L’élimination du facteur déclenchant dans les urticaires induites: Le médecin traitant recherchera les facteurs déclenchants de l’urticaire, la première mesure de tout traitement contre l’urticaire[8]. Différentes stratégies peuvent être mises en place à ce niveau avec le médecin. Dans les formes spontanées, en l’absence de facteur déclenchant, on visera à atténuer les symptômes de la maladie.

 

  1. La détente physique et psychique : Le stress peut jouer un rôle important dans l’urticaire. La détente a une influence très positive sur le bien-être mental. Diverses méthodes permettent de détendre le corps et l’esprit de manière optimale[9],[10],[11],[12]: s’installer confortablement pendant une demi-heure dans son canapé et écouter de la musique douce, se promener au grand air, pratiquer une activité physique (vélo, marche).

 

  1. Le traitement médicamenteux : Les médicaments les plus utilisés pour l’urticaire sont les antihistaminiques. Leur action est rapide et fait disparaître immédiatement les signes d’inflammation. L’urticaire s’améliore chez un bon nombre de patients après quelques semaines de traitement aux antihistaminiques. Mais pour 1 patient sur 4 atteint d’urticaire chronique, les antihistaminiques ne sont pas suffisants. Dans de tels cas, le dermatologue peut prescrire un médicament supplémentaire à associer avec l’antihistaminique.

 

Cependant, pour un quart des patients avec urticaire chronique, les traitements ne suffisent pas à apaiser les symptômes. Des patients continuent à vivre avec leurs symptômes d’urticaire et en souffrent au quotidien. Le stress et l’anxiété sont fréquemment rencontrés chez ces patients, ce qui constitue un facteur aggravant de l’urticaire.

 

Mais des progrès significatifs ont été réalisés dans la prise en charge de l’urticaire chronique. « Depuis un peu plus d’un an, un nouveau traitement – utilisé uniquement après les antihistaminiques et remboursé sous certaines conditions et après accord du médecin conseil – a réellement révolutionné la prise en charge de l’urticaire chronique spontanée. Il s’agit d’un traitement, qui consiste en des injections mensuelles, avec un anticorps monoclonal anti-IgE déjà utilisé depuis plusieurs années pour le traitement de l’asthme sévère. Il ne faut toutefois pas se tromper : on calme l’urticaire chronique, on soulage les symptômes, mais cela reste une maladie chronique que l’on ne guérit que rarement. Lorsqu’on arrête le traitement, les plaques reviennent souvent. Néanmoins, les urticaires chroniques disparaissent parfois au bout de cinq à dix ans », ajoute Prof Dr Hilde Lapeere.

 

« Il faut également noter que le délai de réponse à ce traitement peut être particulièrement variable. L’idée est donc de ne pas se décourager et de poursuivre les injections parfois de longs mois avant d’obtenir une amélioration de la symptomatologie. Ceci n’est pas toujours facile à vivre par des patients très demandeurs et impatients d’être soulagés », ajoute Dr Bernadette Blouard, chef de service de dermatologie de la Clinique Saint-Luc à Bouge (Namur).

 

Pour plus d’informations, il est recommandé d’en parler à son médecin, dermatologue ou allergologue.

 

Pout tout demande d’interview, les experts sont à votre disposition :

 

  • Dr Bernadette Blouard, chef de service de dermatologie de la Clinique Saint-Luc à Bouge (Namur)
  • Gunter Van Dyck, président de l’association Allergienet

 

Contact presse :

Elisa Riffaud Elisa.riffaud@ogilvy.com +32 485 35 97 96

Une action de sensibilisation de   NOVARTIS

 

avec la collaboration de www.urticaria.be un site d’information de l’ASBL Allergienet.

 

 

A propos d’Urticaria.be

Urticaria.be est une initiative de l’asbl Allergienet, un groupement d’intérêts pour les personnes souffrant d’allergie. La gravité de l’urticaire et de l’urticaire chronique est souvent sous-estimée, c’est pourquoi nous voulons, par ce biais, fournir davantage d’informations aux patients et aux personnes intéressées. Plus d’informations sur www.urticaria.be. Allergienet est une organisation d’intérêt pour les personnes souffrant d’allergies ou de troubles liés aux allergies. Plus d’informations sur www.allergienet.be

 urticaria-fr

A propos de Novartis

Novartis propose des solutions de santé innovantes adaptées aux besoins changeants des patients et des sociétés. Basé à Bâle, en Suisse, Novartis offre un portefeuille diversifié qui satisfait ces exigences le mieux possible : médicaments innovants (Novartis Pharmaceuticals & Oncology), soins ophtalmologiques (Alcon) et produits pharmaceutiques génériques économiques (Sandoz). Novartis est la seule société mondiale à bénéficier d’une position de leader dans ces domaines. Les sociétés du Groupe Novartis emploient quelque 118.000 collaborateurs équivalents temps plein et les produits de Novartis sont disponibles dans plus de 180 pays à travers le monde.  Le groupe Novartis emploie 2.100 personnes en Belgique, dont 1.100 collaborateurs sur le plus grand site de production au monde de matériels viscoélastiques et de gouttes pour les yeux, basé à Puurs. La croissance et l’innovation qu’a connu le groupe Novartis ces dernières années lui a permis d’atteindre la première position sur le marché pharmaceutique belge.  Plus d’informations sur www.novartis.be

 

 

BE1609529647

[1] 20% de la population fera une poussée d’urticaire aiguë une fois dans sa vie. Conférence de consensus de la société française de dermatologie. Prise en charge de l’urticaire chronique, 2003.

[2] Conférence de consensus de la société française de dermatologie. Prise en charge de l’urticaire chronique, 2003.

Maurer et al. Allergy 2011; 66: 317-330

[4] Maurer M. et al. Unmet clinical needs in chronic spontaneous urticaria. Allergy 66 (2011) 317-330

[5] V Ozkan et al. High prevalence of mental disorders and emotional distress in patients with chronic spontaneous urticaria

[6] Staubach P et al. High prevalence of mental disorders and emotional distress in patients with chronic spontaneous urticaria. Acta Derm Venereol 2011; 91 : 557-561.

[7] Kapp A. Demarteau N. Cost effectiveness of levocetizrine in chronic idiopathic urticaria; a pooled analysis of two randomized controlled trials. Clin Drug Investig 2006:1 -11.

[8] Zuberbier et al. Allergy 2014; DOI: 10.1111/all.12313

[9] Malhotra et al. Indian J Dermatol Venereol Leprol 2008;74:594-599

[10] Sarris et al. BMC Psychiatry 2014, 14:107-130

[11] 3. http://en.wikipedia.org/wiki/Relaxation_technique

[12] http://www.chups.jussieu.fr/polysPSM/psychomot/relaxation1/POLY.Chp.1.html

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